Carpentier nommé ambassadeur du Montréal ePrix

La star du Champ Car excité pour la première course électrique de rues au Canada

Patrick Carpentier, champion de Champ Car, d’IndyCar et de NASCAR, a été nommé ambassadeur du Montréal ePrix pour la finale de la saison, qui aura lieu les 29 et 30 juillet.

Le natif québécois a suivi le Championnat de Formule E de la FIA par le biais de son travail de commentateur à RDS et, à la suite de l’annonce de son nouveau rôle, il a pris le temps de parler à www.fiaformulae.com

Qu’est-ce que cela signifie pour vous d’être l’ambassadeur du Montréal ePrix ?

« Je suis très excité. J’ai suivi le championnat durant les deux premières saisons et nous l’avons couvert à RDS (Réseau des sports), j’ai regardé toutes les courses. C’était marrant de voir depuis le début quand personne ne savait à quoi s’attendre ou si ça allait fonctionner et maintenant, on voit l’intérêt des villes, des constructeurs et des pilotes – c’est passionnant. J’étais étonné mais très heureux que Montréal ait eu la chance d’accueillir une course. C’est une ville magnifique et je pense que ça va très bien marcher. »

Qu’est-ce qu’être un ambassadeur implique ?

« Je vais essayer de faire comprendre et connaître aux gens plus à propos de la course. Beaucoup de personnes ne connaissent rien à la voiture que les pilotes conduisent, ni les nouveaux pilotes de cette saison. Prenons Felix Rosenqvist; je l’ai suivi en Formule 3 et il est très rapide. J’expliquerais plus l’historique de la technologie et vers où elle se dirige. Avec Mercedes qui est partant pour 2018 et avec Audi, BMW et DS, ce sera très intéressant. »

Quelles sont vos impressions de Formula E avec ce que vous avez vu jusqu’à maintenant ?

« Au début des voitures électriques, j’ai fait un rallye à Montréal à bord d’une voiture hybride électrique et c’était pas mal mais c’était le début alors les voitures étaient lentes et ne résistaient pas très longtemps… mais maintenant, ça change et tellement vite et la Formule E a beaucoup de sens et je pense que ça va énormément s’agrandir. C’est court, un événement sur une journée et j’aime ce format. J’aime la course et le fait que le championnat ait été très serré lors des deux premières saisons. Je pense que les gens ont besoin d’en savoir plus et de mieux comprendre mais Montréal est sur la bonne voie, grâce à ses taxis étant électriques. »

Allez-vous demander à votre ancien rival de Champ Car Dario Franchitti pour des conseils ?

« C’est sûr que je vais appeler Dario. Il fait des choses très intéressantes et je l’ai écouté cette année. Il est encore plus impliqué au niveau technique alors je l’ai écouté et compris encore plus. D’autres comme Oriol Servia ont couru en Formule E par le passé alors c’est très intéressant. »

« J’aime le fait de ne pas avoir 20 lots de pneus sur un week-end et il n’y en a qu’un seul lot qu’il pleuve ou non – je suis un grand fan de ce format. »

Montréal a un riche passé en tant qu’hôte de sports automobiles mais la Formule E est très différente de la F1, de l’IndyCar et de NASCAR auxquelles les fans sont habitués, en particulier au bruit…

« Je pense qu’on s’y habitue ; c’est le futur. J’essayais d’expliquer cela quand je parlais à un journaliste, sur le fait que ce sont des voitures électriques mais qu’elles sont rapides. J’ai vu que Faraday Future s’est engagé avec une équipe et qu’ils viennent d’annoncer la FF91 à Vegas ; lorsque j’ai regardé la vidéo, je me disais « Oh mon dieu, quelle vitesse ! » Ce sont des super-voitures, elles sont plus rapides qu’avec un moteur essence ou diesel. Elles ont plus de couple, de puissance et le rayon d’action est plutôt bon également. C’est énorme comparé à ce qui avait été proposé au début et maintenant, pour moi, 0-60 mph en 2.3 secondes, ça devient très intéressant. J’ai besoin d’en essayer une et ils utilisent les voitures de Formule E pour développer ces technologies donc plus de personnes vont apprécier. Je pense que le fait que le bruit soit quasiment non-existant, que les courses aient lieu en centre-ville, signifie que plus de personnes vont apprécier l’événement, en particulier avec les bonnes disputes qu’il y a eu à l’avant. »

Vous avez couru sur beaucoup de circuits urbains différents en Champ Car et IndyCar, que pensez-vous du circuit créé pour Montréal ?

« Je pense qu’il y aura une bonne course et ils ont ré-asphalté une grande partie du circuit. J’y suis passé en voiture et c’est plutôt lisse donc ça devrait être sympa, surtout après la ligne de départ/arrivée où il y a un virage droit à 90° ; les voitures arriveront très vite alors je sens que ce sera une zone de dépassement à freinage et je sais que ces voitures sont plus compliquées sur les freins. Je me rappelle avoir discuté avec Oriol que selon où vous en êtes avec la charge et à quel point fonctionne l’onduleur que cela change l’équilibre des freins et qu’il vous faudra gérer cela à tout moment. »

Pensez-vous que les fans de sports automobiles de Montréal adhéreront au concept d’ePrix ?

« J’ai toujours aimé regardé des événements ayant lieu à Montréal à la télévision et je me souviens qu’une fois on a couru en NASCAR ou IndyCar à Montréal et la ville savait préparer un bon spectacle, avec l’événement, la fête et comment le promouvoir – ce sera un événement vraiment sympa. »

« Je pense que la Formule E s’intègre à une nouvelle génération ; c’est court, sur une journée ; nous, nous aurons deux courses et les billets sont raisonnables ; $32 pour un événement entier est très bon marché et cela donne aux gens l’opportunité de venir voir. »

Peut-on espérer vous voir piloter une Formule E ?

« Mon dieu, j’aimerai beaucoup tester une Formule E avant l’événement ! Par exemple, lorsque le Championnat de Rallycross a commencé, c’était compétitif et c’était sympa mais après quelques années, c’est devenu meilleur et c’est le même scénario avec Formula E. Je vois les gars devant, comme Buemi et Di Grassi, qui sont très rapides. Vous avez des pilotes qui ont gagné dans différentes catégories ; GP2, F3 ou qui ont été en F1 donc c’est difficile. Si je devais le faire, je devrais être bien préparé car je sais que ce championnat est très compétitif. »